Referat Le mais de Zadig

Incarcat la data: 27 Martie 2006

Autor: Iulia Andreea

Pret: 50 credite

Le mais de Zadig - (E1) Tout ce que tu vois sur le petit atome ou tu es ne devrait etre a sa place et dans son temps fixe, selon les ordres immuables de celui qui embrasse tout. (E2) Les hommes pensent que cet enfant qui vient de perir est tombe dans leau par hasard, que cest par un meme hasard que cette maison est brlee: (E3) mais il ny a point de hasard; tout est epreuve, ou punition, ou recompense, ou prevoyance... (E4) Faible mortel, cesse de disputer contre ce quil faut adorer. (E5) Mais, dit Zadig... Comme il disait mais, lange prenait deja son vol vers la dixieme sphere. Zadig, a genoux, adora la Providence, et se soumit. Lange lui cria du haut des airs: (E6) Prend ton chemin vers Babylone. (Voltaire, Zadig) La conversation souvre brusquement par lintroduction du theme qui anticipe un conflit entre lemetteur et le recepteur sur les valeurs de base: la foi religieuse. Lange resout le conflit dune maniere impersonnelle: il utilise des mots tels: tout, les hommes. Le mot tout est une presequence pour la sequance de base (E3). Par deux verdicts (Austin): (E1) verdict base sur levidence et (E3), mlange exige de Zadig un acte promisif: rester dans un etat, faire quelque chose (cesse de disputer) pour quelquun (pour la Providence). (E1) et (E2) sont des presequences-arguments pour la sequence de base: il ny a point de hasard; tout est epreuve, ou punition, ou recompense, ou prevoyance. (E2) est la premisse, (E1) est largument et (E3) est la conclusion. Par le sujet du debat, lange realise une communication persuasive et la modalite utilisee est lethos: avant quil et communique, lange a percu lauditoire et la maniere dont il sera percu. Lorganisation du discours influence dune maniere indirecte le pathos. Les facteurs de la credibilite sont: la qualification et lexperience de lange, le dynamisme et la verite du sujet. Lange utilise un procede semantique de la verite: il montre ce qui est faux (Les hommes pensent que cet enfant qui vient de perir est tombe dans leau par hasard, que cest par un meme hasard que cette maison est brlee) et par le connecteur mais il montre ce qui est vrai: (E3), (E1). La verite est percue par les sens: Tout ce que tu vois..Outre les arguments a une seule facette (E1), a double facette (E2), (E3), lange apporte des preuves ausii: lenfant noye, la maisonm brlee. En employant linduction, a partir des elements particuliers (lenfant, la maison), lange desire que Zadig arrive a la conclusion implicite: tout est determine par Dieu. Cette conclusion (E1) a de la force argumentative, meme si Zadig semble chercher un contreargument. (E3) la cible argumentative oriente largumentation. Il ny a point de hasard... en indiquant a Zadig un principe de vie, une attitude cognitive (la decouverte du Dieu), en determinant la modification de letat psychologique de linterlocuteur. Le cadre de la conversation est formel, la relation est assymetrique: par le statut de representant du Dieu, lange a le pouvoir, a un comportement dominateur (il donne des ordres: cesse de disputer, prend ton chemin). Par son attitude de pression, il fait preuve de superieurite et de responsabilite: (E4), (E6). Apres deux representatives (Searle) - au biais de (E1) et (E3) la realite soit reproduite dune maniere adequate -, on observe deux directives ou decrets - (E4), (E6) qui exprime la demande imperieuse de lange. Apres une constatation (faible mortel), la Providence veut de Zadig un geste-declaration qui realise la correspondence entre le contenu propositionnel (E4) et la realite, en presence dune realite extralinguistique, lEglise. La suite denonces (E1)- (E4) et lenonce (E6) respectent le principe de la sincerite: lange adhere a ses mots. Les informations sont necessaires (le principe de linformation) et de la plus grande importance (le principe de lexhaustivite). La maxime de la modalite eest respectee, lexpression est claire, precise, mais on ne peut pas dire la meme chose sur la maxime de la quantite p0arce linformation nest pas concise: (E4) est precede par (E1), (E2), (E3), le texte abonde en informations et en hypotheses implicites: (E1), (E2), (E3), (E4). Etant donnee la fonction de persuasion, lange tombe en une eloquence emphatique: par lemploi des mots solennels (Providence, Babylone) il donne une note de pathetisme au discours. M,ais la maxime de la modalite est respectee: au niveau phonetique, la clarte se manifeste par la dictee correcte, la prononciation claire, au niveau syntaxique, par les constructions naturelles, logiques, au niveau semantique, par lutilisation des mots dune large circulation dans la langue litteraire dont le sens est bien connu. Les mots sont utilises dun sens conotatif; la metaphore le petit atome possede assez delements de desambiguisation afin de relever le sens. Lange introduit le theme, mais il ne donne pas le droit a replique a Zadig car il senvole. Lalternance des repliques est reduite au minimum: Mais realise la disjonction comprehensive. Il ny a pas dentendement dialogique et une reponse tronquee de Zadig (Mais) transgresse la maxime de la qualite et de la modalite. En considerant quil dirait quelque chose de faux ou dinutile, lange ne permet pas a Zadig de continuer et de la sorte la maxime de la qualite est transgressee. Le decalage dinformation qui existe entre Zadig et lange, lobscurite, transgresse la maxime de la modalite. Au niveau semantique, lange ne peut pas recevoir les informations necessaires a la comprehention de lenonce: il senvole. La maxime de la quantite est transgressee (E5) nest pas un enonce informatif. Lange considere que lintervention de Zadig serait deplacee et cest pour cele quil senvole: la maxime de la relation est transgressee. Zadig veut cooperer mais il ny a pas une syncronisation interactionnelle. Lange ouvre le dialogue par une assrtation, le maintient par un argument de type assertation et le ferme par un ordre (E4) sans offrir au recepteur le droit de parler. La reussite de la persuation est determinee par la qualite des arguments (tout, mais) et par le prestige de lemetteur (lange). Mais (E3) est un connecteur argumentatif qui indique lorientation argumentative, (E3) etant un argument en faveur dune conclusion visee par lange. Afin de persuader, lange utilise des ancres tels: tout ce que tu vois, lenfant, la maison, levaluation negative de deux objets (lenfant noye, la maison brlee) qui seront evalues positivement (la volonte de Dieu), le desequilibre cree entre le plaisir senti (la foi en Dieu) et linformation qui eveille la peur (lenfant noye, la maison brlee). Cette loi exprime le principe de la pertinence qui montre lincidence de (E3) sur (E2). Ce imais de Zadig reste en suspens soppose soit a lordre institue par lange, soit a la these selon laquelle la Providence determine tout. Il peut contester soit linterdiction de lange, soit le contenu de la these qui montre tout est impose par la Providence. Selon Searle, le refus de Zadig est un acte indirect de langage qui suit les etapes suivamntes: Etape 1: A (lange) fait une proposition a B (Zadig), B repond Mais (la conversation). Etape 2: B est cooperatif dans la conversation, la remarque se veut pertinente (le principe de la cooperation). Etape 3: La reponse de Zadig peut etre une acceptation, un refus ou une contre-proposition (la theorie des actes de langage) Etape 4: Mais lenonciation nexprime rien de ce quon a presente en haut et ne constituent la reponse pertinent. Etape 5. Il veut problement dire davantage: lallocuteur suppose que sa remarque est pertinente. Etape 6; Je sais que demander a quelquun ne pa chercher suppose nier la curiosite humaine; je sais aussi que croire sans preuves est leesence du dogme chetien (linformation factuelle du plan eloigne) Etape 7: B ne peut pas etre en meme temps fidele et infidele. Etape 8: Lune des conditions preliminaires de lacceptation dune poroposition reside dans la capacite dentreprendre lacte-predicat (la theorie des actes de langage). Etape 9: Je sais donc quil a dit quelque chose (Mais), ce qui implique le fait quil ne peut pas accepter cette proposition. Etape 10: Son but illocutionnaire primaire est problablement de refuser la proposition. Peut-etre ce mais reste-il suspendu parce que B na aucuin argument a offrir a A, mais il veut montrer son refus. Ainsi lhomme ne peut pas se resigner au hasard; meme si la raison quil a offert ne suffit pas a argumenter, quand meme la dignite lui impose de marquer louverture vers une argumentation en faveur dun these contraire. On pose un autre question: si lange part parce quil a fini sa mission et Zadig ne presente plus dinteret ou sil veut se soustraire afin de ne pas repondre aux objections apportees par Zadig. Lange recourt a un argument dautorite pour ne pas detourner la discussion au desanvatage de la Providence. Le geste dobeissance de Zadig peut etre interprete a double facon: Zadig aime Dieu et lui obeit; le narrateur decrit seul le geste de Zadig sans marquer ses sentiments; seules les gestes marquent lobeissance (a genoux il prononce des formules type dans un cadre institutionnel). Lange demande a Zadig une promesse, veut quil desire, quil soit interesse dans laction, quil prefere la realisation de lacte a la place de son echec, quand meme il senvole. Selon Grice, L (le locuteur lange) veut dire quelque chose (E4), laissant comprendre a Zadig quil faut aimer Dieu. Il a lintention I1 de determiner au biais de lenonciation de P (E4) une certaine certaine reponse R (lobeissance a lordre et la soumission a Dieu) de la part de lallocuteur (Zadig); il a lintention I2 que Zadig identifie lintention de L (cest pourquoi il senvole). L a lintention I3 que cette identification de lintention de L (de la part de Zadig)fonctionne comme base pour Zadig de repondre R. Meme si au debut Zadig ne manifeste pas obeissance (Mais), Zadig identifie I2 comme base pour son obeissance (a genoux, adora la Providence, et se soumit). Apres que lange realise lacte illocutionaire, de production des enonces (E1)-(E4) en employant quelques mots doues de sens et de signification, il essaye dinfluencer Zadig se prosterner a Dieu (a genoux, adora la Providence), il arrive que, par lacte perlocutif, lange influence Zadig: lexercitif se soumit. Par son statut de representant du Dieu, lange manifeste en particulier des actes exercitifs,des ordres) (E4), (E6). Le verbe se soumit signifie le fait que le sujet realise une serie de gestes qui montrent lobeissance (il se met a genoux, prononce des mots pieux), mais on ne sait rien de son etat dme. Par le geste dobeissance, la cooperation est finalisee. Linterlocuteur Zadig, concu comme un un moi ideal, peut etre envisage comme un partenaire ideal de la cooperation: un locuteur qui envisage une demarche argumentative en imaginant la presence dun auditoire qui , au-dela du fait quil est capable de le suivre et de repondre a ses solicitations, peut aussi le tester et levaluer. Un auditoire qui a cette competence-la est un partenaire ideal dune rencontre dialectique. (Golden)1 1Apud. Ch. Plantin, Essais sur largumentation. Introduction linguistique a letude de la parole argumentative, p.215. BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE Anscombre, Jean-Claude et Ducrot, Oswald, LArgumentation dans la langue, Paris, Pierre Mardaga Editeur, 1988. Bartholy, Marie-Claude et Acot, Pascal, Philosophie. Epistemologie. 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